ODILE GULDNER

Quand j’avais cinq ans, ma mère m’a dit : ”tu es comme moi, tu es nulle en dessin”.
À huit ans, elle m'a inscrite à l'atelier de peinture libre d'Arno Stern. J’y suis restée plus de vingt ans à peindre assidûment. Ma vie a été bouleversée par l'expression picturale et la création.
Poursuivant seule ma démarche artistique mais nourrie de rencontres et de pratiques diversifiées (théâtre, sculpture), j’ai toujours voulu garder à mon travail deux axes essentiels, au point de rejeter pendant longtemps l'idée d’exposer :
-
que chaque oeuvre soit pour moi reliée, c'est a dire qu’elle incarne une confrontation avec une question ou un état de la vie.
-
que le savoir technique, la recherche esthétique restent au service de l'émotion, non la mienne mais celle que je veux représenter. Je ne cherche pas en priorité à ce que ma peinture, ma sculpture, me plaisent ou soient aimées. Je les veux émotivement justes. Comme une nécessité.
Odile


